Administration Rajoelina: Le danger vient de l’intérieur !

  • samedi, 26 octobre 2019 17:13
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Après 9 mois au pouvoir, on commence à apercevoir les premières fissures au sein de la plateforme Isika Rehetra miaraka amin’ny prezidà Andry Rajoelina (IRD) !

Un petit rappel est nécessaire afin de nous rafraîchir la mémoire, durant les dernières législatives l’IRD soutenant Andry Rajoelina a obtenu 84 sièges sur les 151 dont compte l’Assemblée nationale, soit 55,63%, suivi des Indépendants avec 30,46% (46), le Tiako I Madagasikara 10,6% (16), et les « autres » 3,31% (5). C’est la 1ére fois de notre histoire que les Indépendants constituent la 2nde force au sein de Tsimbazaza, parmi eux figurent d’ex-Hery Vaovaon’i Madagasikara (HVM), parti en voie d’extinction.

Pour le moment, la plupart de ces indépendants affichent une « sympathie » à l’égard de l’administration IRD, mais jusqu’à quand?

N’oublions pas que durant les années Rajaonarimampianina (2013-2018) ceux qui ont soutenu son régime étaient en réalité des « mercenaires politiques » se vendant au plus offrant à travers la politique des mallettes ! Donc tant que l’argent coule à flots, et ce contrairement à la distribution d’eau de la Jirama, on peut espérer à une relative stabilité politique et institutionnelle, car à Madagascar comme en Afrique, la durabilité aux commandes a un …prix !

Mais souvent la fin d’un régime vient d’abord d’une crise intérieure. Les scrutateurs de l’habitude politique malagasy n’ont pas oublié que 1 an après l’accession de Ravalomanana, une partie de ceux qui l’ont porté au pouvoir sont descendus dans les rues (Mahamasina), pour demander son départ en 2003. Ce qui se passe en ce moment au sein de l’IRD y ressemble, effectivement un des composants de ce plateforme, le MMM de Hajo Andrianainarivelo passe une période de froid avec ses coéquipiers de l’administration Rajoelina.

Les plus affûtés des observateurs ont constaté l’absence du ministre de l’aménagement du territoire, de l’habitat et des travaux publics Hajo Andrianainarivelo à l’occasion de la visite du Chef de l’Etat à Antsirabe samedi 19 octobre dernier, alors qu’il s’agit de son département pour les logements à Vinaninkarena. S’agit-il d’une bouderie passagère?

A la suite de la mise sous mandat de dépôt de Paul Razanakolona, le maire d’Antsirabe, accusé de détournement de fonds publics, alors qu’il est un membre du MMM ! Ni Hajo Andrianainarivelo, ni un membre de son équipe n’a été vu avec la délégation présidentielle venue négocier avec les habitants d’Anosibe Zaivola, Ankadimanga Ambohidrapeto, Ambohitrimanjaka dans le cadre du projet Tana Masoandro qui rencontre de plus en plus de résistance de la part de la population de la région, à cause du remblayage des rizières.

Mais le Ministère de l’Aménagement du territoire en est le maître d’œuvre, d’où cette absence est plus que suspecte aux yeux des pro-Rajoelina. A l’image de ce député IRD d‘Atsimondrano qui n’a pas hésité à interpeller le Premier Ministre Ntsay Christian de donner des explications sur les délestages, les carburants, l’eau,…

Si Ravalomanana n’a pas été directement menacé en 2003 par l’action de ces 2 ex-alliés (Pety et Voninahitra), ce ne semble pas être le cas avec le chef du MMM, ainsi que le PM au sein de l’IRD.

Avec les délestages, la crise des carburants, l’eau qui se fait de plus en plus rare, la contestation à son projet, sans oublier les îles éparses, Andry Rajoelina apparaît affaiblie par tous ces problèmes.

Le PM, qui a représenté le Chef de l’Etat à la réunion de l’Assemblée générale des Nations Unies, a été vu très récemment au côté du Président français qui venait de déclarer à qui veulent l’entendre que « les îles éparses appartiennent à la France ».
Dans d'autres cieux, même si le calendrier a été établi de rejoindre le président français dans sa tournée dans la région d'outre-mer française, après cette déclaration, le Premier ministre aurait dû carrément annuler son voyage, d'ailleurs qu'est-ce qui justifie ce déplacement? Objectif 2023? Tous les premiers ministres se tournent toujours vers Iavoloha. Mais aucun n'a réussi.

A moins que les déclarations de Mai 2019 ne soient qu’une mise en scène et effet d’annonce, le discours d’Emmanuel Macron aux Glorieuses a été un « affront pour les Malgaches » disait le journal le Monde du 24 octobre. Pourquoi persister à créer la commission mixte pour une éventuelle cogestion ?

Les îles appartiennent à Madagascar, il n'y a plus sujet de négociation, pas plus d'une cogestion. On ne demande ni revendique auprès de ceux qui ont pris nos terres, au contraire, la France doit payer des dommages pour les cinquante années d'occupation et d'exploitation de nos terres, c'est là où il y aurait avoir négociation.

L’administration Rajoelina est tiraillée de toute part, mais le plus dangereux vient de l’intérieur, PM indécis et MMM sur la voie de la dissidence. A moins qu’une nouvelle tactique de communication y remédiera à tout cela, car l’opposition est nulle et inexistante.

Anonymous

 

 

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