Le monde à l’envers

  • mercredi, 22 juillet 2015 11:35
  • Andry Baliba

« Rendez donc à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu » Matthieu 22-21b. L’Eternel par le biais de son fils bien aimé a parfaitement illustré dans le saint écrit la séparation du pouvoir afin d’établir une vie bien ordonnée et bien organisée dans une société donnée. Loin de moi, simple mortel, l’idée de faire la leçon à nos prélats mais, les chefs d'Eglises chrétiennes, par ce processus de réconciliation nationale, sont en partie responsables de ce qui arrive dans le paysage politique national actuellement.


Après avoir entrainé la nation malagasy au fond du trou où elle se trouve maintenant; à la manière dont ils ont dirigé le pays, Marc Ravalomanana et Didier Ratsiraka, respectivement Président de la République de 2002 en 2009 et chef d’Etat depuis la deuxième République, ont été blanchis comme neige sans avoir payé de leurs méfaits au nom de la « réconciliation nationale »

Ce n’est pas à moi qui suis également mauvais pécheur de les juger mais je suis convaincu que ce n’était pas pour avoir volé un poulet ni violer une priorité dans un rondpoint qu’ils sont tombés de leur piédestal. Il y avait mort d’homme, l’économie nationale à genou. Les gouvernants roulaient sur l’or tandis que les gouvernés ne savaient plus de quoi se nourrir.


Sans aucun doute, ce n’est pas le processus de réconciliation nationale en soi qui n’était pas le bienvenu mais c’est la manière dont on a abordé le sujet qui a dépassé l’entendement. Le fihavanana a fini par ouvrir une porte à double battante à l’impunité. Les verdicts rendus par les différentes juridictions ne servaient plus à rien. Ils ne s’appliquent qu’aux pauvres ainsi que pour les faibles. C’est le monde à l’envers. Au nom du fihavanana, une institution élue démocratiquement a même failli été dissoute. Au nom du fihavanana la constitution a été foulée au pied sans que personne ne réagisse excepté le Professeur Albert Zafy et Andry Nirina Rajoelina qui ont décidé de ne pas participer à la mascarade.

Beaucoup d’eau ont coulé sous le pont après : La mise en accusation de la motion de déchéance du Président de la République, la motion de censure contre le Premier Ministre ainsi que le « pacte d’irresponsabilité » toujours au forceps. Résultat : l’économie nationale est à quatre pattes, la situation politique se trouve au bord d’une crise post-électorale et le FFKM espère encore une prise de responsabilité des politicards et lance un appel au Président de la République pour que sa promesse ne soit pas un vœu pieux.

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