Pilotage à vue

  • samedi, 04 juillet 2015 13:04
  • Andry Baliba

Le général de brigade aérien Jean Ravelonarivo reste à son poste sans toutefois pouvoir dormir sous ses lauriers. Le résultat du rocambolesque vote de confiance sur une motion de censure diligentée par presque la majorité des députés, même s’il a su gérer extraordinairement cette difficile élection, 95 voix contre 17, signifie qu’il ne peut plus diriger avec totale confiance son gouvernement.

A moins qu’il se prépare au rite de malette, qui devient une tradition au niveau de notre tristement célèbre Assemblée Nationale à chaque vote important, même à l’élaboration de nos lois à laquelle, ils sont grassement payés par la sueur du front des contribuables.

Par le biais de son bras opérationnel, non moins son directeur de cabinet qui a, du Toit de Tana, maitrisé d’une main de maître cette difficile situation, le général pilote a démontré qu’il ne se laissait pas aussi facilement faire pour éviter le crash.

A l’image de cette valse politique, les fils de la région du sud-est, réputés par leur rythme traditionnel, le zekizeky et le kahosé n’éprouvent aucune difficulté, de suivre le rythme des autres tempos ni le zumba. Une danse peu particulière dans la mesure où on doit se regarder et se comprendre pour pouvoir réaliser les mêmes gestes.


Ce qui suscite maintenant la curiosité, c’est la réaction de la Communauté internationale qui n’a de cesse de répéter le respect de la bonne gouvernance, la transparence ainsi que l’observation de la lutte contre la corruption.

Le Bureau Indépendant contre la Corruption a déjà fait savoir son intention de redorer son blason après dix ans d'existence terne en sachant comment gèrer l’argent des contribuables à moins qu’il croit encore que ces politiciens malagasy déploient leurs propres moyens pour mieux gérer leur carrière politique.

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