Et l’après Barea ?

  • jeudi, 18 juillet 2019 13:37
  • Anonymous
  • Photo Gasypatriote

La fête est finie, les membres de l’équipe nationale de football, les Barea, rejoignent leur domicile ainsi que leur emploi qui est celui de joueur de foot professionnel. Ils ne sont pas partis les poches vides mais bien remplies ! Selon certains confrères les Barea se sont partagé 1,720 milliards d’Ariary et titulaire du Chevalier de l’Ordre National Malagasy. Ils les méritaient bien car ils ont « porté haut le flambeau national ».

Contre toute attente les Barea ont fait vibrer tout un pays durant 2 semaines. Le petit poucet de l’Afrique a tracé son chemin et fait désormais partie des grands du monde footballistique du continent.

Mais une fois que tout cet enthousiasme sera tombé, nous voilà dans notre train-train quotidien, pour ne pas dire de nos fâcheuses habitudes. Certes nos différentes catégories de sports ont été les parents pauvres de nos administrations et régimes successifs. On ne peut pas dire que rien n’a été fait, mais les initiatives ont été insuffisantes.

Mais pas que dans le sport, car si nous sommes encore à ce stade de développement ou plus exactement de sous-développement. Pour le moment l’équipe au pouvoir manque beaucoup de transparence et semble jouer de camouflage derrière des jeux de communications savamment diffusés.

Il est vrai que notre Chef de l’Etat est issu du monde des affaires de la distraction et autres spectacle public, mais la gestion d’un pays ne doit pas se limiter à des carnavals et autres podiums. Au 21ème siècle tout le monde a besoin de transparence sur les va-et-vient budgétaires : d’où vient tous ces sous ?

Il est vrai que les nations, tout comme les Malagasy, ont besoin de leaders qui savent transformer leur impulsion en vision et action, de vraies réalisations mais non de rêverie. Car le rêve ne remplit point l’abdomen et on n’est pas des éternels enfants pour vivre dans l’onirisme.

Que l’exploit des Barea soit un chemin vers la concrétisation des Velirano ou vision de l’IEM. Cet enthousiasme ne doit pas tomber à l’eau pour être refroidi. L’union nationale de ces dernières semaines servira de départ pour mieux asseoir notre démocratie et permettre une véritable réconciliation entre les différentes parties, à l’image de notre voisin l’Afrique du sud célébrant cette réconciliation à travers le Mandela Day.

Que le statut d’opposant de certains ne soit de nouveau le début d’ennui pour eux et son entourage, car on a accepté la démocratie et l’Etat de droit comme système politique.

Sans être sceptique, beaucoup pense que le réveil après ce beau rêve donné par notre équipe risque d’être difficile. L’insécurité est toujours là dans les agglomérations, comme dans les campagnes, le coût de la vie demeure chère, comme le disent quelques uns, il n’y aura pas de miracle. Mais si ! Les Barea l’ont réussi alors pourquoi pas le reste.

Comme nos joueurs devenus idoles de tout un peuple, il nous faut des efforts, comme sur les terrains de foot à l’entrainement comme au match. Le coach (entraîneur) ne doit pas dormir sur ses lauriers mais continuer et réaliser ses promesses.

On ne surfe pas sur des évènements, mais on doit profiter de ses « victoires » pour se donner un souffle vers la réussite et ne jamais accuser les autres de n’avoir mal ou rien fait.

Dieu a octroyé la chance à notre coach de vivre cet exploit, mais à lui de réussir selon l’adage bien malagasy : « Andriamanitra no nanome fa an’i Balita no manatanteraka ».

L’après Barea ? Notre destin est entre nos mains.

Anonymous

 

 

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