Une crise prévisible

  • lundi, 31 décembre 2018 10:27
  • Anonymous
  • Photo Illustration Gasypatriote

De l’intellectuel diplômé Bac+5 au simple planton Bac-10, jusqu’au paysan ne signant que par son empreinte, tout le monde prévoyait que ces élections présidentielles 2018 seront entachées de fraude !

Mais nos politiciens n’en ont cure, tout ce qui les préoccupe est celui d’être élu afin de…gérer la « manne de l’aide étrangère » d’où qu’elle vient. L’argent des bailleurs de fonds soi-disant classique ou l’argent d’origine opaque d’investisseurs glauques.

Depuis le début des années 2000, un plateau de « spécialistes » sur l’utilisation de cet « argent facile » s’est montré au grand jour, ils ont conseillé la plupart des hommes politiques a déclaré haut et fort que le pays « ne peut vivre sans aide étrangère » !!

Mais ces étrangers ne sont pas de bon samaritain et leurs assistances financières sont loin d’être gratuites. Les Malagasy étaient estomaqués quand ils ont su combien s’élevait la redevance d’Ambatovy, une exploitation obtenue sous l’égide de la Banque Mondiale, sans oublier quelque part qu’elle est à l’origine de la crise de 2009 quand le cours du nickel s’est effondré.

Ces mêmes aides sous conditionnalités sont la cause de la mise sous clef de nos hydrocarbures alors que le prix à la pompe est en perpétuelle hausse, car le pays est à la merci d’une poignée de distributeurs, tous d’origine étrangère.

Sans parler des institutions financières dont celles appartenant à des Malagasy n’arrivent pas à la cheville des banques étrangères arborant fièrement leurs logos. On peut dire adieu à tout espoir d’investissement local pour améliorer nos productions.

On vit sous un cercle vicieux sans que personne ne s’en préoccupe.

Les Miami et autres buildings seront bâtis par des étrangers et les Malagasy auront-ils les moyens d’y vivre là dedans ? Le retour des bailleurs classiques apportera-t-il l’argent suffisant afin de redémarrer notre économie malade depuis tout le temps, cette remède semble bien « out of date » ?

Et voilà que certains ont trouvé génial de faire payer nos élections par du fric étranger le « basket fund ».

La crise d’avril 2018 a été d’empêcher le titulaire du poste de Président de la République d’être réélu et les 2 protagonistes ont réuni leurs forces afin d’aboutir aux « révisions » des lois électoraux censés à remettre aisément Rajaonarimampianina à son poste.

Mais une fois l’objectif atteint seuls les naïfs, et ils sont nombreux à Madagascar, ont cru que les élections devenues anticipées de quelques semaines seront franches !

Mais personne n’a vu que du feu sur le départ précipité du clan du n° 13 de la place du 13 mai qui avait pour but de préparer cette fraude massive.

Tout le monde a prévu cette fraude, d’autant plus que le Premier Ministre et le Ministre de l’Intérieur appartiennent au clan du 13, donc ils ont la coudée franche. Ceux du 25 se sont fait avoir comme les enfants du bon Dieu !

La communauté internationale s’en contre fout, elle a payé et ne paiera plus pour une crise post-électorale, une soi-disant 3ème tour !

Alors résultats provisoires de la CENI ou pas, une crise aura lieu car aucun des 2 parties ne voudra céder et tant pis pour la Nation !

Seuls les naïfs croiront qu'une simple élection avec décompte de voix mathématiques résoudra les crises récurrentes du pays, de 2002, 2009, 2013 (nomination PM - Article 54), 2015 (Empêchement du Président), 2018 (Empêchement du Président, loi électorale).

Anonymous

 

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