Géopolitique et élections

  • lundi, 15 octobre 2018 07:31
  • Anonymous
  • Sary Gasypatriote

La majorité des candidats se réfèrent à la communauté internationale directement ou indirectement. Ce n’est un secret pour personne que Marc Ravalomanana (25) roule pour les Institutions de Bretton Woods (Banque Mondiale et Fonds Monétaire International [FMI]). A travers son Initiative Emergence Madagascar (IEM), Andry Nirina Rajoelina est soutenu par des groupes d’affaires francophones, pour ne pas dire directement français aux origines plus ou moins opaques! Hery Rajaonarimampianina espère aux aides « chinoises » provenant de ceux à qui il a promis monts et merveilles.

D’autres candidats croient aux émoluments russes, en offrant à ces derniers des garanties plus ou moins obscures, comme l’exploitation des richesses des îles malagasy connus sous le nom "îles éparses", et autres facilités portuaires à la flotte militaire de Vladimir Poutine.
Mais aux dernières nouvelles, on n’apprend pas à ce dernier à faire la grimace, et les candidats, se réclamant de son soutien, sont laissés sur la paille.

L’un d’entre eux n’a pas hésité à dire, tout en invitant les spectateurs, qu’il n’y aura pas de « distribution de tee-shirt, ni d’argent au Coliseum, mais on vient pour écouter et se convaincre » des idées de celui qui se déclare comme la seule issue afin de sortir Madagascar de la pauvreté. En un mot, il a déclaré qu’il n’a pas d’argent à jeter par la fenêtre. Donc il n’y aura pas de fonds provenant de Moscou car les Russes se sont-ils rétractés ? Ils n’ont pas trouvé de candidats plausibles et crédibles.

Finalement il ne reste que ceux qui sont les laquais des Occidentaux, plus exactement celui des Anglo-saxons et le suppôt de la France, et ils se retrouveront fort probablement au 2nd tour !

En récapitulant bien, les observateurs constatent qu’être partisans des Anglo-saxons ou des Français à Madagascar ne veulent rien dire.

Durant ses 7 ans de présidence Marc Ravalomanana a été étiqueté comme proche des Américains, mais dans la réalité c’était loin d’être le cas, une certaine confusion a régné dans l’esprit des gens à commencer par l’intéressé.

La Banque Mondiale, dirigée à l’époque par des Européens anglophones, ensuite des Américains anciens de l’administration des USA, ne représente en rien les Etats-Unis.

Certes l’administration Bush a tenté des manœuvres afin d’intégrer l’administration Ravalomanana au sein d’un cercle proche à travers des « courroies de transmission » comme le « Petit déjeuner national de la prière ou National Prayer Breakfast » organisé par « The Family » connue sous les noms : « The Fellowship, The Fellowship Foundation et The International Foundation », qui est un groupe intégriste chrétien fondé à Seattle (États-Unis) en 1935 par Abraham Vereide, un immigré norvégien.

Célébré chaque année, ce petit déjeuner national de la prière est honoré par tous les présidents des Etats Unis depuis Roosevelt et Barack Obama ! Très discrète cette association possède de puissantes ramifications partout dans le monde et surtout en Afrique. Des chefs d’Etat africains en font partie comme en Ouganda et le Rwanda, elle assure un soutien sans faille des Etats-Unis aux administrations qui lui sont affiliés.

Si P. Kagamé et Y. Musveni sont « intouchables » jusqu’à présent, c’est grâce à de tels réseaux et ce, qui que ce soit le locataire de la Maison Blanche !

Durant son mandat, Ravalomanana a bel et bien organisé des « petits déjeuners nationaux de prières » est-ce de simple copie/collé de ce qui se passe aux Etats-Unis ? Si c’est le cas c’est du simple ridicule sinon a-t-il été freiné dans son rapprochement avec les Etats-Unis par un entourage « patriote » très imbu d’un antiaméricanisme primaire. Tout le monde connaît la suite.

Andry Rajoelina a été, et est soutenu par un réseau faisant plus ou moins partie de la Françafrique qui lui a facilité l’accès au pouvoir en 2009 et permis la mise à l’écart de Ravalomanana qui n’a jamais su gérer ses liens avec les Américains. Mais un certain nombre de décideurs à Paris ont des doutes sur la capacité de « Zandry kely » et surtout son équipe à gérer le pays.

Hésitation et repli russes, méfiance américaine et incertitude française, les politiciens malagasy entretiennent un certain flou qui cultive la gabegie et l’isolement de notre pays qui finalement sera mis à l’écart avant d’être avalé par une puissance régionale qui n’en a cure de notre avenir. Les responsables malagasy n’ont rien compris de la géopolitique et n’ont qu’un seul but arriver au pouvoir (par les élections ?!) afin de s’en mettre plein les poches.

Anonymous

 

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