Droit de réponse Ciro Visone

  • jeudi, 25 janvier 2018 09:46
  • Super User

Monsieur le Directeur de la rédaction,

Je vous écris, faisant suite à la publication, du 19 janvier 2018 sur votre page web, de l'article ayant pour titre: « De scandale en scandale » d’un soit disant « anonyme ». Toutes les références mentionnées dans l’article mènent facilement au soussigné même si vous avez omis le nom, d’autant plus que sur la version en malagasy, publiée ailleurs le jour précédent, c’était clairement mis en évidence. Veuillez donc nous accorder le droit de réponse à ces diffamations et publier second les lois en vigueur les pièces ci-jointes.

Droit de réponse

1) Attendu que je connais Madagascar depuis environ 30 ans, et depuis 2002, après la fin de mon mariage, je me suis souvent rendu à Nosy Be chez les Pères Rédemptoristes où j'ai eu le plaisir de travailler avec la communauté religieuse des soeurs du Sacré-Coeur de Dzamandzar et de connaître la feu Soeur Norina Ficco, fondatrice de la communauté, ainsi que toutes les autres religieuses.

Depuis 4 ans, par contre, en fréquentant la ville de Antananarivo j'ai eu l'occasion de connaître de nombreuses personnalités politiques et du milieu des affaires. Ceci étant, depuis que j'ai appris à connaître le peuple malgache, j'ai toujours cru en la valeur de leurs potentialités et des ressources du pays et j'ai toujours rêvé, étant donné que je suis entrepreneur, de rapprocher les respectives institutions de façon à établir un dialogue plus étroit entre Madagascar et l'Italie afin de créer davantage d'opportunités commerciales pour les deux pays.

Comme un homme normal, mais déterminé dans mes convictions et, aidé par quelques amis, j’ai présenté cette opportunité aux deux secrétariats de présidence. Quelques mois après, les deux secrétariats m'ont donné la permission de continuer. Cela veut dire que, de leur côté, ils étaient également convaincus de l'opportunité d'un rapprochement réciproque. Tant et si bien que j'ai réussi à collaborer avec l'Ambassade pour organiser la rencontre entre les deux Présidents, en profitant du voyage institutionnel, déjà programmé par la FAO à Rome.

N'oublions pas que le Président Hery Rajaonarimampianina a été l'invité d'honneur, avec le Pape François, au sommet de la FAO le 16 octobre. Ainsi, j'ai essayé de coordonner les rendez-vous des jours suivant, c'est-à-dire le 17 octobre la rencontre avec le Président Mattarella et le 18 le Congrès économique avec les plus grandes entreprises italiennes qui a eu lieu au Grand Hotel Parco dei Principi de Roma, avec environ 400 (quatre cents) participants; le tout à mes frais… Et cela a été un grand honneur, un événement historique.

Un grand succès. Ce n'est pas moi qui le dis, mais tous peuvent en témoigner. Il suffit de lire les articles parus dans la presse en Italie et à Madagascar sur la question. Aussi bien le Président Hery, que Messieurs les Ministres et les sommets du EDBM présents au congrès ont reçu les éloges des participants. Moi-même, dans les jours qui ont suivi, j'ai reçu des coups de téléphone de la part de nombreux dirigeants des départements des ministères italiens, qui présentaient leurs meilleurs souhaits pour une croissance exponentielle du Pays.

Tout cela est témoigné par les nombreux contacts que les entreprises ont eu avec EDBM successivement, mais aussi avec les journalistes et les entreprises malgaches présentes au congrès. J'anticipe d'ailleurs, et j'espère vous avoir parmi nous pour raconter les événements, qu’au mois d'avril prochain nous organiserons à Antananarivo un congrès avec toutes les entreprises italiennes accréditées qui ont manifesté leur intérêt à l'égard de Madagascar et qui souhaitent travailler pour le bien du pays, afin d'atteindre un développement durable au fil du temps.

2) Vous avez écrit que la Chambre de Commerce et d’Industrie Italie-Madagascar n'est pas reconnue en Italie. Je vois que vous avez un bon informateur qui vous donne des indications précises concernant les critères bureaucratiques à remplir mais, bien que cela soit vrai, il aurait dû être plus complet et vous expliquer la raison pour laquelle il en est ainsi : il faut réaliser au moins deux ans d'activité à l'étranger avant de pouvoir être actifs même en Italie. Malheureusement, cette norme est établie par un Décret Ministériel italien, autrement je l’aurai déjà fait. Durant ces deux années d'attente, nous ne pouvons que servir du bureau d'informations de la Chambre de Commerce Italie-Madagascar, ce que nous faisons déjà dans l'un de mes bureaux de Naples, au centre de direction www.cciim.it…

3) Vous avez écrit que l'Université Populaire de Milan n’est pas reconnue parmi les universités en Italie..., à quoi faites-vous allusion en parlant de cela et du fait que « j'ai étudié » auprès de cette Université? Pensez-vous que l'un de mes titres universitaires est faux ? Si vous en êtes certain, dénoncez les faits aux autorités italiennes. En Italie, comme dans tous les Pays du monde je crois, s'approprier indûment d'un titre est un crime qui prévoit l'incarcération pour faux, aux termes du Code Pénal art.476 et 479. Dans tous les cas, en ce qui concerne l'Université Populaire de Milan, je ne m'attarde pas sur ce point car l'université elle-même a déjà répondu aux accusations qui lui ont été adressées (http://www.unimilano.net/).

Mais apparemment vous ne l'avez pas assimilé donc je vous conseille de mieux vous renseigner sur l'Université Populaire et son histoire ainsi que sur la reconnaissance d’une Université Internationale pour, enfin, mieux analyser mon curriculum qui est déjà dans vos mains.

4) Dans votre article vous avez attiré l'attention sur mon ancienne compagnie d'assurances Hill Insurance Company LTD de Gibraltar. C'est moi-même qui ai mis ma société en liquidation volontaire en août 2012. Vous n'avez pas été correctement informé, cette fois-ci, sur le chiffre d'affaires de la société Hill. Pour être précis je vous informe que le chiffre d'affaires, pendant la quatrième année d'activité, a été d'environ 130 millions d'euros.

La décision de la mettre en liquidation volontaire a été prise par moi-même aussi bien pour respecter les normes que pour sauvegarder mon intégrité morale. En effet, la Cour Suprême de Justice de Gibraltar (UK) en la personne de Maître Mrs Justice Prescot, par arrêt exécutif 2012-V-No.177 du 5 Mai 2014, a condamné deux membre du Conseil d'Administration qui ont profité de leur rôle, en les condamnant aussi bien du point de vue pénal que civil, et en décrétant à ma faveur d'une indemnisation pour dommages subis. Un dédommagement que j'ai partiellement déjà obtenu. Je vous conseille de mieux vous documenter. Ce qui est certain et que vous pouvez facilement vérifier est que dans mon casier judiciaire, AUCUNE charge ne figure à mon compte.

5) Vous avez dit que je déclare être à la tête d’une compagnie d’assurance opérant à Madagascar, la Société d’Assurances et de Réassurances Viola S.A. Sur ce point, je vous prie de consulter le “Gazetim-panjakanan’ny Repoblikan’i Madagasikara, taona faha 131 N 3648 ny Alatsinainy 2 Novambra 2015”, “...arrêté n°15 944/2015 - MFB/SG/DGT7DOF7SCA du Ministre des Finances et du Budget, en date du 4 mai 2015…”

Une compagnie d'assurance est une société qui demande beaucoup de travail et qui est très onéreuse, qui va générer une centaine d’emplois, ainsi, j'ai préféré la garder inactive jusqu'à ce que j'ai l’assurance de la stabilité politique et économique à Madagascar. Je suis désormais convaincu que le moment est venu et, si Dieu le veut, cette année la compagnie Viola Assurance et Réassurance sera opérationnelle à Madagascar et, d'ici peu, même dans les Etats du Sadec et en Europe. Ça sera la première compagnie d'assurances entièrement malgache à être présente même dans les pays européens. Je le promets et je le ferai ! J'espère que cela, au moins, vous fera plaisir.

6) Vous avez écrit que “j'ai demandé de faire le Consul Honoraire de Madagascar quand j’ai reçu la nationalité italienne, mais l’Italie a refusé”. En réalité, une demande d'exequatur a été faite pour le consulat honoraire de Madagascar à Naples mais la réponse a été négative. J'en ignore la raison, mais je sais que même d'autres demandes, comme celle de Milan, ont été refoulées.

7) Je préfère passer sous silence les accusations de fausses déclarations concernant ma soi-disant position d'autorité à Madagascar que j'utiliserais pour m'occuper de mes affaires chez moi, ainsi que mes liens avec les dirigeants actuels. Je me sens tout à fait étranger à ces accusations. Je vous prie de bien vouloir me donner des preuves pour justifier vos affirmations.

Pour conclure :

J'ai vraiment du mal à comprendre cet acharnement contre moi. Je dois cependant avouer que nous avions compris ne pas être très appréciés, en tant qu’italien, lorsque, immédiatement après la conférence de Rome, une chaîne de télévision locale a transmis une publicité manipulée concernant la lutte contre la peste, où un prétendu malade de peste vomissait « l'Italie ». Je n'avance pas de commentaires en la matière car, fort heureusement, la majorité du peuple malagasy n'en pense pas autant. Nous n'avons pas réagi à l'époque, pour d'évidentes raisons, mais cette fois-ci je ne peux me taire. Je suis un homme libre et heureux d'être père de deux enfant et grand-père de quatre petits-enfants merveilleux. Par mon travail, je me sens libre de dialoguer avec qui je l'estime opportun, qu'il s'agisse de membres de gouvernements ou de l'opposition, dans le but commun de favoriser le développement durable pour le bien du peuple tout entier. De plus, je pense que la meilleure voie pour atteindre cet objectif est, précisément, le dialogue entre toutes les parties.

J'aime Madagascar autant que l'Italie et je rêve de contribuer, avec tous mes efforts, à améliorer les conditions économiques et sociales des deux pays. Je dois dire que jusqu'ici mes rêves se sont réalisés : j'ai travaillé dur, avec passion et conviction et donc, même cette fois, mon rêve pourrait devenir réalité.

Pourquoi pas ? Est-ce un crime de rêver ?

Ceci étant dit, aux termes de la loi en vigueur, je vous prie de rectifier les propos cités dans l'article dans les termes prévus par la loi et en réservant à ce démenti la même place qui a été attribuée à l'article en question. À défaut de ceci, je serai contraint d'entamer les initiatives nécessaires pour protéger ma réputation personnelle et professionnelle.

Cordialité

Signé
Ciro Visone

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